Les droits de journalistes reculent au Cameroun

La liberté d’expression et les droits de journalistes semblent en net recul dans ce pays d’Afrique centrale.

Convoqué hier puis incarcérée au mépris des lois et règlements en vigueur dans le pays, le sort de Mimi Mefo, journaliste de langue anglaise au sein d’Équinoxe une des principales chaînes de télévision privée du pays et qui est accusé d’avoir partagé des informations portant atteinte à la sûreté de l’État, n’est qu’une goutte dans l’océan. En effet, il y’a quelques jours, le correspondant du quotidien Le messager, un quotidien d’opposition à l’ouest du pays monsieur Ondoua et un autre en freelance Michel Biem Tong ont été mis aux arrêts après publication d’articles jugés “dangereux” par le gouvernement. Pour le porte-parole de ce dernier, ils n’ont pas respecté la déontologie journalistique en partageant des informations sensibles pouvant mettre l’État en danger.

Cette chasse journalistes dans le cadre des crises qui secouent le Cameroun depuis 2013 n’est pas sans précédent. Déjà, l’année dernière, les journalistes Baba Wamé, Rodrígue Tongué, Félix Ebole Bola notamment s’était fait traduire devant les juridictions avant d’être acquitté. Avant, c’est Bibi Ngota qui avait été écroué avant de mourir en prison. Déjà, les principaux leaders de l’opposition ont demandé au pouvoir de libérer la journaliste incarcérée. Une cabale, vue d’un mauvais œil par Reporter Sans frontières qui exprime depuis plusieurs années déjà “sa désolation” face au recul des libertés fondamentales dans ce pays dirigé  d’une main de fer par Paul Biya depuis 1982.

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